Vie et actualité d'un groupe de prière jeune dans le diocèse d'Amiens... Prière, louange, fraternité, témoignage, enseignement, formation, évangélisation... Gloire à Toi Seigneur Jésus!!!
La Réunion de prière dans le Renouveau charismatique
Selon un enseignement K7 des Pères Michel Bouillot et Jean Van Den Eynde
© Résumé par Fernand Tapparel, diacre, février 2004
Une réunion de prière, normalement, commence par la prière de louange. Il est important de
vérifier la qualité de la louange pour qu’elle puisse préparer à l’écoute de la Parole comme le
Seigneur attend que nous l’écoutions. Il précise d’ailleurs que des obstacles peuvent survenir.
C’est pourquoi il nous dit de ne pas rabâcher nos prières comme des païens. ‘’Ils m’honorent
des lèvres mais leur cœur est loin de moi’’, dit-il encore. Et parfois ce danger menace les
groupes de prière. On loue du bout des lèvres mais le cœur n’y est pas.
Faire une prière de louange, c’est reconnaître l’amour de Dieu toujours présent et à qui l’on
peut faire une totale confiance ! La prière de louange a pour but de nous sortir de nous-mêmes,
de nous permettre de nous appuyer vraiment sur lui. De plus, la prière de louange doit pouvoir
être faite en toutes circonstances. Nous devrions en effet être capables de le louer face à toutes
les situations les plus désespérées de l’humanité, les plus noires. Il faudrait arriver à dire que
l’amour du Père est présent, que Jésus est Sauveur, qu’il est vivant, et qu’il exerce son salut,
maintenant, que le Royaume de Dieu nous est offert, malgré tout.
Après un temps de louange, arrive un second temps de la prière : l’écoute de la Parole Mais
pour bien vivre ce temps, il faut tenir compte de plusieurs choses.
Tout d’abord, il faut accueillir dans la foi la Parole forts de l’affirmation de Jésus qui nous dit :
‘’Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux’’. Il faut être
convaincu que c’est le Seigneur lui-même qui nous partage sa Parole, dans laquelle il est
présent, « avec sa force de lumière, avec sa force de miséricorde, avec sa puissance de
résurrection ». Trop souvent, on lit la Parole mais on ne l’écoute pas : ‘’Ils ont des oreilles et
n’entendent pas’’. On ne prend pas le temps de l’accueillir, de la laisser descendre dans son
cœur afin qu’elle porte du fruit. Il faut se taire, faire le vide en soi pour qu’elle pénètre tout l’être.
Il faut accepter que cette Parole devienne le centre de tout, et laisser de côté les petites idées
qui m’habitent, les petites prières qui me préoccupent. Pour cela, il ne faut pas avoir peur de
faire un temps de silence, demander à l’Esprit Saint de nous faire découvrir toute la dimension
de la Parole, toute la force de vie qui s’y trouve.
N’est-il pas vrai qu’il est très difficile d’écouter. Il ne faut pas s’étonner si, dans un groupe de
prière, certains continuent de prier comme si la Parole n’avait pas été donnée. C’est alors un
des rôles du berger2 d’éduquer le groupe, pour que le Seigneur qui veut se livrer à nous par sa
Parole nous conduise à toute la vérité contenue dans cette Parole et qu’ainsi, elle nous
conforme à l’image de Jésus. De plus, trop souvent, on n’ose pas croire à tout ce que Jésus
peut faire en nous ; et si nous le laissions faire ! L’attitude à adopter est exactement celle de
Marie qui a accepté ‘’qu’il lui soit fait selon la Parole qui lui a été dite’’ (Lc 1,38). Il est primordial
que les groupes de prière cheminent de plus en plus sur ce chemin où l’écoute de la Parole soit
vraiment faite selon l’attente du Seigneur lui-même et qu’elle produise ainsi tout son fruit. C’est
là une source de lumière, de vie, de grâce pour tous. Il vaut la peine d’essayer simplement, humblement et l’on en verra assurément les fruits.
« Mais, il y a des obstacles. Dans la parabole du Semeur, Jésus nous en donne les principaux
à l’accueil de la Parole, à son accueil à lui, à lui qui est la Parole.
Premier obstacle : les graines tombent sur le chemin. Le chemin, c’est la partie durcie de nous-
mêmes, la partie qui s’est durcie parce que les autres ont marché dessus. Nous avons tous à
nous laisser renouveler par la louange pour que ces parties de nous-mêmes, durcies, puissent
redevenir capables d’accueillir la Parole.
Second obstacle : les graines tombent sur les pierres qui sont dans le champ. C’est la partie de
nous-mêmes qui est totalement enfermée dans notre ‘’moi, je’’. Nous sommes centrés sur nous-
mêmes. La prière de louange doit ouvrir ce moi, le rendre accueillant au Seigneur et à la
Parole.
Troisième obstacle : La graine tombe dans les épines. Ce sont les soucis, les préoccupations,
les plaisirs et les richesses. La louange doit m’amener face à Dieu en me rendant compte que
ce qui compte, c’est que Jésus est vivant, c’est l’amour du Seigneur pour moi. Me décentrer de
moi alors on peut se mettre vraiment à l’écoute de la Parole. » 3
Deux points sont à prendre en compte dans le concret quand on veut mettre la Parole au centre
d’une réunion de prière.
Premier point : Comment discerner la Parole que Dieu donne ? À la base de ce discernement, il
y a une conviction à avoir : « Dieu ne parle jamais dans le vide. Il parle toujours sur une
situation. Il n’enseigne pas une doctrine. Il consacre une situation Aucune parole de Jésus n’est
théorie, n’est abstraite. Elle est toujours basée sur une situation. Comment, dès lors discerner
la Parole que Dieu nous donne aujourd’hui pour comprendre que notre vie doit être Christique ;
que notre vie, si parfois humainement crucifiée, est pascale aussi ; que notre cœur si dérouté
parfois, est en état de grâce devant Dieu ; que ma vie tout entière, c’est la paternité de Dieu qui
est en train de l’engendrer »4.
Deuxième question : Comment discerner la Parole qu’il faut lire aujourd’hui, pour notre réunion
de prière ?
Dans les groupes, on distingue trois façons de procéder pour ce discernement de la Parole.
Une première façon de procéder consiste à prendre l’Évangile de la messe du dimanche.
Mais, si l’on prend la liturgie de la messe dominicale, on aura peut-être une bonne réunion de
prière, mais le groupe ne va pas se consolider, il ne va pas cheminer.
Une autre façon de procéder : Après un temps de prière, on ouvre la Bible et l’on prend la
Parole qui est ainsi donnée. C’est vrai que certains ont un don pour cela. Cependant, on ne
peut penser que cette manière de faire peut être mise à la base du cheminement d’un groupe.
N’est-ce pas tenter Dieu que de croire qu’à chaque fois, il va donner ainsi la Parole pour la
réunion de prière. C’est vrai que, de temps en temps, Dieu parle quand on ouvre l’Écriture, mais
pas à chaque fois.
Le vrai discernement de la Parole suppose, et c’est le rôle premier du berger d’y veiller,
qu’on la reçoive du Seigneur lui-même, « comme les apôtres ont reçu le pain de Jésus et puis
l’ont partagé »5. De même, le berger doit recevoir la Parole de Dieu pour aujourd’hui, juste
avant la réunion. Pour le faire il s’accompagne d’un noyau de discernement de façon à pouvoir
vérifier par la concordance que la Parole que l’on reçoit est bien donnée par le Seigneur.
Quinze minutes avant la réunion, se réunissent donc le berger et son noyau de discernement.
On commence par un temps de silence et on tend la main. On ne réfléchit pas. Dieu nous
donne alors, dans la main, sa Parole pour son peuple. Et alors, après un temps de silence et
d’écoute profonde, chacun dit ce qu’il a reçu dans son cœur. Ça peut être une Parole précise
de l’Écriture ou un thème de prière. Et quand chacun a parlé, il se produit ceci : « ou bien il y a
concordance immédiate : c’est la Parole, ou bien il y a rassemblement de tous sur une
même parole de ce qui a été dit, par certitude intérieure. Il ne faut pas réfléchir ; dans l’Esprit,
il faut percevoir le signe de l’Esprit. Tant qu’il n’y a pas la concordance de tous, on recommence
à prier ».7.
Le discernement de la Parole, idéalement, doit se faire juste avant la réunion. Il est bien clair
qu’il ne s’agit pas de faire une prière avant la réunion de prière. Normalement, le discernement
de la Parole ne prend pas plus d’un quart d’heure ou de dix minutes. Parfois, c’est fait en cinq
minutes, mais plus on peut le faire immédiatement avant, plus on sera purifié dans sa mémoire.
Que penser d’une préparation à trois personnes dont l’une chante en langue et l’autre interprète
et, à trois, elles déterminent de cette façon la Parole ? Et bien là, il y a une inversion
charismatique. Il ne faut pas mettre la prière en langue avant le discernement mais après. Le
discernement, rappelons-le, se fait en recevant de Dieu, d’une façon très précise, le pain de sa
Parole. Et c’est manquer de foi dans ce geste, qui demande beaucoup de pauvreté, que de
faire intervenir le charisme, alors qu’il fallait simplement tendre la main. Comme c’est un
manque de foi, dans la prière, que de, à peine la parole donnée, commencer à prier en langue
et demander l’interprétation. On fait intervenir le charisme à un moment où ce n’est pas
vraiment conforme à la vie de l’Esprit. Il faut d’abord cette pauvreté pour tendre la main pour le
discernement, et cette humilité de commencer à prier avec son intelligence, éclairée par l’Esprit,
et nos mots humains. Mais, dans un cas comme dans l’autre, quand on a discerné la Parole ou
quand on a prié sur la Parole, c’est tout à fait normal, à ce moment-là, de laisser l’Esprit prier en
langue et d’en écouter l’interprétation. L’expérience le prouve, lorsque l’on a fait le
discernement de la Parole et, qu’à ce moment-là on laisse l’Esprit prier en langue et qu’on
reçoit l’interprétation, il donne le sens, la raison et l’effet que cette Parole doit avoir sur le
groupe. Donc, c’est tout à fait normal, pour un groupe de discernement de la Parole, d’utiliser
les charismes. Mais, pour bien les utiliser, il faut savoir que c’est après le discernement et pas
avant.
Par conséquent, le discernement d’abord, utiliser les charismes ensuite. Les laisser s’exprimer
pour avoir ce complément de lumière que l’Esprit donne. Si l’on procède autrement, il y a des
interférences humaines, trop souvent.
Et si l’on n’arrive pas à trouver la Parole, et que l’on sent que Dieu demande de se lancer à
l’eau et d’aller à la réunion de prière sans texte, le berger fera intervenir, au début de la réunion
de prière, non pas le charisme mais le ministère prophétique. Si dans la communauté,
quelqu’un a reçu ce ministère, on peut très bien commencer la réunion en demandant à celui qui l’a de le laisser agir.
« Dans une communauté où il y avait de grandes tensions, au moment de la Parole, celle qui
avait la responsabilité de la prière ouvre l’Évangile et elle lit la ‘Tempête apaisée’. On éprouve,
à ce moment-là, une espèce de paix immense que Dieu dépose au cœur du groupe de prière
où il y avait toutes ces tensions. On commence à prier. Ça tourne en rond de façon parallèle et
marginale à cette Parole, mais jamais on n’a laissé la Parole réaliser ce qu’elle disait et apaiser
la tempête parce qu’on priait à côté, on n’accueillait pas la Parole. Alors, tout le monde est parti,
et Dieu a repris sa paix.
Dans une autre réunion de prière, on avait reçu une Parole et on priait la Parole chacun à sa
façon. Quelqu’un a eu une vision : ‘’Il y a un grand repas, toutes les portes sont ouvertes sur le
jardin. Il y a une grande table chargée de mets, et à travers les fenêtres on voit dans le jardin un
pique-nique sur l’herbe, et le Seigneur qui dit : ‘’Tu vois c’est presque toujours comme ça, je
prépare le repas et ils mangent leur sandwiche’’. On se passe nos petites idées mais on ne
laisse pas le Père, par sa Parole, nous convier à la vie de fils. On ne laisse pas la Parole
s’incarner en nous pour nous donner un corps de fils, nous mettre en état de grâce, dans la communion. »
Pour qu’elle accomplisse en nous son oeuvre de puissance, il faut être convaincu que la Parole
de Dieu est toujours efficace. Comme Marie, il faut laisser la Parole de Dieu réaliser en moi ce
qu’elle dit. Si l’on reçoit une Parole, c’est parce qu’aujourd’hui Dieu veut que cette Parole
s’incarne en nous de façon vivante. Il y a une puissance dans la Parole de Dieu. Alors, ‘’Qu’il
me soit fait selon cette Parole’’. C’est exactement ça une réunion de prière charismatique. Lors
que la Parole est ainsi donnée, la prière peut être centrée. Il ne faut plus rien ajouter. La grâce
est là. Il reste à l’accueillir. Or, trop souvent, on dit à propos de la Parole des choses pieuses,
bonnes qui expriment le meilleur de nous-mêmes, nos bons désirs. Mai ce n’est pas cela, prier
la Parole. Il faut laisser la Parole accomplir en nous ce qu’elle dit.
Il est très important de prier la Parole, et non pas, à propos de la Parole. Pour pouvoir le
faire, il y a lieu de toujours commencer par un grand temps de silence. Il faut laisser se purifier
notre mémoire, notre raisonnement, notre moralisme ; nous avons dans notre mémoire tout un
langage spirituel à propos de tout.
Il faut aussi se demander d’où vient la parole que l’on va dire. Si elle vient de votre intelligence,
ça ne marche pas. Il faut que ça remonte du plus profond de soi-même sous forme de louange
ou de question, d’offrande ou d’action de grâce. On sent si la parole vient du cœur. Alors, petit
à petit, cette Parole-là va établir dans le groupe une grande communion dans le Christ Jésus.
On sort parfois fatigué de la réunion prière « parce qu’on a tourné la tête à gauche et à droite
tout le temps. Ce n’était pas centré. Donc, c’est très important, que une fois que la Parole est
donnée, chacun de nous la reçoive dans son cœur »9.
On peut ensuite laisser venir les charismes. L’Esprit va ajouter, par les charismes, une influence
encore plus forte de la Parole. C’est ce qui va donner la vraie densité Christique au groupe de
prière. Et on sent très bien, à ce moment-là, que le groupe de prière se transforme petit à petit
en groupe de vie, et que ça va bien plus loin qu’une réunion de prière. Ça va vers une
conversion de toute notre vie.
Après avoir lu la Parole, il y a lieu de donner quelques explications ? En effet, dans le groupe
de prière charismatique, il y a non seulement les charismes, mais encore des ministères qui
sont donnés par Jésus. Les charismes, eux, sont donnés par l’Esprit. En plus du ministère de
berger, il y a le ministère d’évangéliste. C’est celui qui a reçu du Seigneur la grâce d’ouvrir
l’intelligence aux Écritures. Il est très important que s’exerce ce ministère, qu’après la lecture de
la Parole, celui qui a ce ministère, en quelques mots, précise ce que veut dire cette Parole,
comme Jésus le faisait pour ses disciples. Ce ministère est donné pour que le groupe de prière
se noue dans l’unité, sinon nous allons avoir des interprétations divergentes qui n’ont peut-être
pas de rapport vrai avec la Parole. Cela se fait juste avant le silence qui suit l’écoute de la
Parole.
On ne choisit pas le berger, on le reconnaît à cause des relations que le Seigneur, par son
Esprit, crée entre nous et lui. Le berger connaît ses brebis et les brebis le connaissent. Le
berger, c’est celui autour duquel le groupe se rassemble. Ce n’est pas un leader humain. C’est
dans notre recherche et notre désir de Jésus que, tout d’un coup, nous sentons qu’il nous
conduit à quelqu’un.
C’est le berger qui va choisir, pour sa fonction de discernement, deux ou trois personnes du
groupe de prière en qui il reconnaît le don, pas nécessairement le charisme de discernement
spirituel. Il faut qu’il choisisse donc librement deux, c’est l’idéal au point de vue de la précision
du discernement, mais comme on risque parfois de ne pas être tous là, on peut peut-être
prévoir une personne de remplacement si besoin est. À trois, le discernement est rapide et
précis.
Ce sont des personnes suffisamment décentrées d’elles-mêmes qui ont, dans l’Esprit Saint,
une perception suffisante pour sentir si tout ce qui se passe vient de l’Esprit Saint ou de l’esprit
du monde.
Dans un groupe de prière, il y a des personnes qui sentent ce qui se passe dans le groupe de
prière et souffrent quand ce n’est pas juste. Elles ont le don du discernement. Et ce sont ces
personnes qui, avec le berger vont faire le discernement de la Parole, et aussi, après la
réunion, le discernement de la réunion. Car le plus grand risque de la vie charismatique vient
du fait que, si on ne fait pas de discernement, toutes sortes d’autres réalités que celles de
l’Esprit vont aussi monter dans le groupe de prière et étouffer son action, la mélanger tellement
qu’on sera tous mal à l’aise. Il est important que tout soit constamment discerné par le berger
avec l’aide du groupe de discernement. S’il y a deux ou trois points négatifs, le berger est
amené à en prendre un et à encourager le groupe à le vivre en positif la fois suivante.
Il est assez étonnant de constater que, dans beaucoup de groupes de prière qui se disent
charismatiques, il n’y a presque jamais l’exercice des charismes. Ou bien il y a une inquiétude
ou bien une suspicion face aux charismes. Tant que dans un groupe il n’y a pas l’expression
des charismes, ce groupe n’est pas vraiment charismatique. Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas
dans l’Esprit, mais il y a tout ce secours précis que Dieu donne à son Église aujourd’hui pour la
renouveler, dont il ne bénéficie pas encore.
Quand on prie dans l’Esprit, il y a des charismes qui interviennent. Après avoir prié avec son
intelligence dans l’Esprit, l’Esprit, par la prière en langue, met le groupe de prière à un niveau
d’écoute du cœur beaucoup plus profond. Et à partir de là, par la prière en langue et par le
charisme d’interprétation, il donne une lumière nouvelle sur la Parole. Ou, par la prophétie, il
donne une puissance nouvelle à la Parole. Ou, par une parole de sagesse, il fait que notre
cœur va être touché par la Parole. Ou, par une parole de science, il va nous faire tout d’un
coup réaliser que cette Parole fait advenir en nous le Royaume. Ce sont des interventions
charismatiques de l’Esprit qui, à l’intérieur de la Parole et pour que cette Parole ait toute son
efficacité, intervient de façon charismatique en nous.
Comment faire en sorte que le groupe accepte de se laisser concerner par la Parole proposée ?
Trop souvent, malheureusement, on se contente de prier comme des païens, et certaines
prières se résument à l’effort que l’on fait pour progresser dans la vie spirituelle par la prière,
alors que la prière chrétienne, c’est aussi accueillir Dieu qui vient à nous dans sa Parole. Il n’y a
pas de prière chrétienne sans accueil de cette initiative de Dieu qui vient nous apporter sa
lumière, qui vient nous partager sa vie, qui vient nous aider sur le chemin que nous traversons.
Il faut savoir que la prière, c’est aussi se mettre à l’écoute de la Parole, et qu’il y a un avantage
important à se mettre ensemble à l’écoute de la même Parole. Parce que c’est cela, se laisser
rassembler dans l’unité du Christ.